Ne pas crier sur ses enfants : comprendre, agir autrement et obtenir la collaboration au quotidien
- Audrey Ndjave
- 16 janv.
- 4 min de lecture

Crier fait souvent partie de la réalité des familles.Pas par manque d’amour, mais par manque de ressources, de temps, de sommeil ou simplement parce que la journée a été trop longue.
Pourtant, beaucoup de parents témoignent du malaise que cela leur laisse ensuite :
« Je n’aime pas crier… mais je ne sais pas comment faire autrement. »
Cet article n’a pas pour but de culpabiliser. Son objectif est de donner des outils concrets pour réduire les cris, améliorer la communication, et favoriser la coopération naturelle des enfants à la maison.
Pourquoi crions-nous ? Un réflexe plus qu’un choix
Crier n’est pas un “mauvais choix éducatif”, c’est souvent une réaction physiologique.
Quand un parent crie, c’est généralement parce qu’il est :
à bout de patience,
dépassé par la situation,
stressé,
fatigué,
interrompu en plein quelque chose,
ou qu’il a lui-même grandi dans un environnement où le volume montait vite.
Le cerveau de l’adulte bascule alors en mode réaction, pas en mode réflexion.
Comprendre cela est important, car on ne peut pas changer ce qu’on ne comprend pas.
Comment l’enfant reçoit les cris
Du côté de l’enfant, le cri active le système d’alarme du cerveau (amygdale).Sa réponse n’est jamais éducative : il va soit se mettre sur la défensive (crier, taper, s’opposer), soit se figer (pleurer, se fermer), soit fuire (se cacher, ignorer, se couper).
Il n’y a pas d’apprentissage dans ces moments-là, car le cerveau est en mode protection, pas en mode apprentissage.
Pour qu’un enfant coopère, il doit se sentir en sécurité.
Eduquer sans crier, c’est possible — et ça change tout
Ne pas crier ne veut pas dire :
laisser faire,
tout accepter,
ne pas poser de limites,
être un parent “parfait”.
Cela signifie :
➡️ poser des limites calmes, fermes et constantes,
➡️ accompagner au lieu de effrayer,
➡️ créer de la co-opération, pas de la coercition.
La Fermeté + la Bienveillance = Collaboration
Outils concrets pour le quotidien
Parce qu’un parent a besoin de concret, pas de théorie, voici des outils simples utilisables dès aujourd’hui.
Se mettre physiquement à hauteur de l’enfant
Parler de haut active naturellement un rapport de force. Se mettre à niveau :
ouvre la communication,
apaise le système nerveux,
facilite l’écoute.
Exemple : Plutôt que de dire depuis la cuisine :« Je t’ai dit de ranger tes Legos !! »On s’approche et on dit calmement :
« Je vois les Legos au sol, on va les ranger ensemble avant de passer à table. »
Utiliser le “je vois… / et maintenant on…”
Les enfants coopèrent mieux avec des phrases descriptives qu’avec des ordres.
Exemple :Au lieu de :« Range tes chaussures ! »Dire :
« Je vois les chaussures dans l’entrée, et maintenant on les met dans le meuble. »
C’est simple, clair, sans jugement.
Donner des choix encadrés
Le choix permet à l’enfant de reprendre du contrôle, ce qui réduit l’opposition.
Exemple :« Tu te brosses les dents avant le pyjama ou après ? »« Tu veux la cuillère bleue ou la verte ? »
Le cadre est fixé, mais l’enfant a du pouvoir.
Prévenir plutôt que punir : les transitions
La plupart des cris des enfants arrivent dans les transitions (jeu → repas, bain → coucher, etc.)
Utilise :
des compte-à-rebours,
des minuteurs,
des “encore 3 minutes et on passe à la salle de bain”,
des routines visuelles.
Exemple :« Quand le sablier est fini, on éteint la télé. »
Cela permet au cerveau de se préparer au changement.
Nommer l’émotion avant la règle
Un enfant entendu est un enfant qui coopère.
Exemple :« Tu es déçu parce que tu voulais continuer de jouer. Je comprends. Et maintenant, c’est l’heure du bain. »
La règle reste mais l’enfant se sent reconnu.
Ritualiser au lieu de répéter
Répéter 10 fois la même chose fatigue tout le monde.La solution : ritualiser.
Exemples de rituels :
rituel du matin
rituel du coucher
rituel des devoirs
rituel du rangement
Les routines sécurisent, donc diminuent les cris des deux côtés.
Anticiper… la fatigue
80% des tensions viennent de :
faim,
fatigue,
surstimulation,
sous-stimulation.
Un enfant fatigué ne coopère plus.Comme un adulte finalement.
Indice simple :Plus il s’oppose, plus le corps dit stop.
chuchoter…
Ca parait fou mais chuchoter va calmer votre systeme nerveux et donc faire descendre la tension mais aussi vous aider a y voir plus clair
Que faire quand nous avons crié ?
Parce que cela arrivera encore nous sommes humains.
L’important est la réparation.
Exemple :« J’ai crié fort et ça a dû te faire peur. Je suis désolé(e). Je vais essayer de faire autrement. »
Ce message :
montre l’exemple,
enseigne l’empathie,
responsabilise,
répare,
sécurise.
L’enfant n’a pas besoin d’un parent parfait. Il a besoin d’un parent qui se répare et avance.
Éduquer sans crier n’est pas une utopie.C’est une compétence qui se construit, comme tout le reste.
Moins de cris à la maison, c’est :
plus de coopération,
plus de sécurité,
plus d’apprentissage,
plus de connexion.
Et ce n’est pas l’enfant qui change en premier c’est le système autour qui se transforme.
Pas à pas. Avec douceur. Avec constance
Pour aller plus loin voici le lien de la Masterclass sur la gestion des émotion :
2h de video + un livret complet
Vous n'etes pas seule je suis la pour vous aider sur ce chemin
Avec Amour Audrey



Commentaires